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Kaba

Ansoumane Kaba, entrepreneur guinéen : 30 ans de rêve et de succès !  

Toutes les réussites ne se célèbrent pas. Mais celle-ci a une histoire. Elle a un vécu qui a besoin d’être conté. Ansoumane Kaba est un homme plein d’histoires. C’est une icône qui mérite tous les dithyrambes au regard de sa trajectoire d’entrepreneur. Tout self-made man aimerait sans doute avoir son heure de gloire, mais ce ne sont pas tous les self- made men qui méritent le tapis rouge.   

Ansoumane Kaba, fils de El Hadj N’Faly Kaba commerçant de kola de son vivant, est un pur produit de l’école guinéenne. Après l’Ecole nationale de formation professionnelle, il boucle ses études à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, d’où il sort avec un diplôme d’ingénieur en Génie civil. La voie du succès est ainsi tracée. Surtout lorsqu’il s’entend dire à Dakar où il a été recruté par le CNR, que « ce n’est pas dans l’administration que vous aurez une vie confortable. Vous gagnerez mieux votre vie dans le privé. » Ces propos de Bana Sidibé, alors ministre des Travaux publics et de l’Urbanisme réveillent chez le jeune homme de l’époque un cycle de rêves. 

Il apprend dans la foulée que le nouveau pouvoir vient de signer un premier contrat avec la Société Togolaise des Travaux Publics (STTP) pour désenclaver l’axe routier de la préfecture de Macenta à la préfecture de Nzérékoré, le chef-lieu de la région de la Forêt. Il réussit à se faire recruter à la STTP malgré les réticences de sa famille. Et là, ses rêves prennent forme. Il s’en souvient aujourd’hui, avec amusement et beaucoup de fierté. « Je n’avais que 26 ans. Je ne connaissais pas la région, mais cette offre m’intéressait », se rappelle-t-il. 


Un destin de bâtisseur 

Très vite, il gravit les échelons à la STTP puis pour des circonstances plus ou moins inattendues, quitte la STTP pour la SOFINCO, une société belge où il trouve le matériel nécessaire pour construire la route de N’Nzérékoré à Diécké (préfecture de Yomou) à la frontière du Liberia, que la STTP n’a pu faire. C’est ce que l’on appelle un rêve qui se réalise. 

En effet, Ansoumane Kaba fut recommandé par ses anciens patrons à un diamantaire qui élargit davantage sa voie parsemée de difficultés, mais pleine de réussite. S’y ajoute l’appui non négligeable du gouverneur de Nzérékoré qui est nommé entre temps ministre des Travaux publics et des Transports. Et comme les deux hommes s’entendaient très bien, le reste est venu naturellement.

Il se remémore fièrement ces instants qui ont donné un tournant à sa carrière de jeune entrepreneur : « Le ministre autorise Gouressy Ly, le directeur général de la Société Guinéenne des Travaux Routiers (SOGUITRO), financée par la Banque mondiale puis équipée d’une centaine de machines Caterpillar et de camions à mettre à ma disposition les machines supplémentaires dont j’avais besoin. Des machines qui étaient toutes neuves. » Depuis, l’homme ne s’arrête pas. C’est une ascension sans fin qui le place à la tête de plusieurs instances de décisions, dont le Conseil National du Patronat de Guinée (CNP-Guinée). 

Naturellement, après avoir conquis la Guinée où il a construit des centaines et des centaines de kilomètres de routes bitumées, sa société GUITTER S.A. ambitionne de s’exporter dans les années qui viennent en Sierra Leone, au Libéria, au Mali, en Côte d’Ivoire ou encore même au Sénégal. Habitué du Sénégal un moment de sa vie, l’homme pourrait bien participer à la construction, et ou au perfectionnement des routes qui séparent ces deux pays frères.  A 30 ans, nous nous fixons encore plus d’objectifs en conquérant les marchés libérien, sierra-léonais, malien, ivoirien et pourquoi pas sénégalais.

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