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#MackySall

Candidature à la présidentielle 2024 : Le plan de Macky pour réussir son coup !

Le troisième mandat est une forte éventualité. Même si pour l’instant le sujet est très tabou, les conseillers de l’ombre sont à pied d’oeuvre pour frayer la voie au Chef de l’Etat

 

Le troisième mandat est dans un coin de la tête du Président Macky Sall. Les divergences d’opinions autour de la possibilité ou non pour lui de briguer une troisième fois le fauteuil présidentiel est un pain béni pour le Chef de l’Etat qui a ainsi une brèche dans laquelle il peut s’engouffrer. Les constitutionnalistes prêts à défendre la légalité de sa candidature ne manqueront pas. Le ministre d’Etat Ismaila Madior Fall par exemple qui se targue d’être « un tailleur de haute couture constitutionnelle » n’aura aucun mal pour remplacer son fameux « en principe » par un « c’est bien possible ». Mais en attendant, il faut bien développer les stratégies pour amoindrir le choc au sein d’une opinion encore traumatisée par le « Wax Waxèt » de Abdoulaye Wade. Mais, Macky Sall a appris des erreurs de son prédécesseur. Il va y aller de façon plus méthodique et moins brutale. La réussite de ce projet devra s’adosser sur un bilan assez prestigieux. Le Chef de l’Etat va ainsi mettre le pied sur l’accélérateur pour faire sortir ses projets de terre; le « Fast Track ».

Maintenir le flou :

Le Président de la République va au début adopter la stratégie de la « cible dans le brouillard ». Aucune position tranchée sur le sujet lui permettra d’éviter les tirs de ses adversaires qui se feraient un malin plaisir d’appuyer là où ça fait mal pour le mettre en difficulté et empoisonner son mandat. Mais au delà, Macky Sall va savamment maintenir le flou, un « ni oui ni non » qui laisse la porte ouverte à toutes les éventualités. L’objectif visé à travers cette démarche, c’est de préparer l’opinion au projet. En ce sens, le débat agité sur le sujet n’est pas pour déplaire au Chef de l’Etat. Les adversaires se chargeront bien d’incruster la possibilité du troisième mandat dans la tête des sénégalais. A quoi bon en parler, le gouvernement a bien autre chose à faire. Il a un bilan à présenter non !

Forger un bon bilan :

Il est évident que la meilleur manière, pour un Président, de se faire réélire, c’est de présenter un bilan élogieux. Quoi de mieux pour enrôler la population. Et là, « Fast-Tract », il n’y à pas de temps à perdre, les projets doivent sortir de terre et le plus rapidement possible. Bus Rapid Transit, Train express régional (TER), projet 100 000 logements, Cleaning Day… Les politiques sociales vont ainsi être accrues. Un hic, la cherté de certaines denrées. Mais, « on est à moins d’un an depuis la réélection, on a assez de temps pour revoir les prix à la baisse. De toute façon, les sénégalais ont tendance à oublier »…Donner le temps au temps…

Envoyer les lieutenants au front :

On est à deux ans de la présidentielle de 2024, le moment est propice pour aborder le sujet tabou. C’est à partir de là que les lieutenants vont entrer en jeu. Ils vont envahir la presse pour inviter le Président de la République à briguer le mandat supplémentaire au vu de ses grandes réalisations. Le bus rapid transit (BRT) vient d’être inauguré, le Train express régional est fonctionnel, le cleaning Day a donné un visage plus reluisant au Sénégal, notamment la capitale sénégalaise. Les logements sociaux vont bientôt être livrés à leurs propriétaires…Assez de réalisations sur lesquelles vont s’adosser les défenseurs du troisième mandat pour justifier leur position.

Macky Sall sort du bois…

Les constitutionnalistes vont également entrer en jeu. Le débat fera rage. Macky Sall ne manquera pas de solliciter l’avis du Conseil constitutionnel. Il aura évidemment carte blanche. Occasion propice pour afficher son ambition de postuler à la présidentielle de 2024…On est juste à un an de la présidentielle. Guy Marius Sagna et Cie vont certainement envahir la rue…Mais Macky Sall y était préparé, le Préfet de Dakar va interdire les manifestations, la motivation est classique : risque de trouble à l’ordre public…Les manifestants vont évidemment braver l’interdiction et la Police va faire usage de son matériel sophistiqué de répression fraîchement importé pour garantir la « sécurité nationale ». Le sang risque de couler. Certaines têtes de gondole de la « résistance » vont être emprisonnées… Et au finish le peuple décidera !?

 

Avec Sénégal7

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