Gafa

Les patronats de GAFA passeront un grand oral ce mercredi 29 juillet devant des parlementaires. Les PDG de Google, Amazon, Facebook et Apple feront leur audition en visioconférence à cause de la pandémie, nous apprends nos confrères de Le Monde. La commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants américaine est organisatrice de cette audition.

Le PDG d'Amazon Jeff Bezos, Tim Cook d'Apple, Sundar Pichai de Google, et Mark Zuckerberg de Facebook devront répondre sur le respect de la concurrence ou « antitrust », afin de permettre d'obtenir des dépositions précises sur leurs possibles abus de position dominante sur les marchés numériques. C'est aussi le sujet de l'enquête parlementaire ouverte par le sous-comité en juin 2019.

De plus, cette audition pourrait proposer des stratégies sur la modération des réseaux sociaux. Au terme de tout cela, le sous-comité rendra un rapport et pourrait prôner des lois pour réguler certaines activités de ce groupe ultra puissant, ou limiter leur capacité à racheter des entreprises.

Pour rappel, les patrons de GAFA n'ont jamais fait objet d’interrogation simultanée par des élus comparée à celle prévue demain. En revanche, le Fondateur de Facebook Mark Zuckerberg a déjà connu ce type d’audition, notamment en mai 2018, lors du scandale Cambridge Analytica, le prestataire de la campagne de Donald Trump qui a eu accès à des millions de profils Facebook. Concernant Apple, il est soupçonné de favoriser ses services, comme Apple Music ou Safari. Mais aussi de forcer les éditeurs d’applications, comme Spotify ou Netflix, à utiliser son système de paiement et à payer des commissions élevées.

A propos de Google, il existe un soupçon d'utilisation de son moteur de recherche ou l’environnement mobile Android pour favoriser ses services, comme le comparateur Google Shopping ou le navigateur Chrome.

Quant au fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, il a été sommé de témoigner en personne devant le sous-comité à la suite d'un article paru dans le Wall Street Journal, fin avril. Selon le quotidien, des employés de la plate-forme d’E-commerce ont utilisé des données sur les ventes de certains commerçants pour lancer des produits concurrents sous des marques d'Amazon. Or, un représentant de l’entreprise avait assuré au sous-comité, en 2019, que les données des vendeurs n'étaient jamais exploitées.

ADJIA FATOU LO