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France nigériane

Adoption de l'Eco : la France en guerre contre le Nigéria

De 1960 jusqu'alors, la France est restée le seul pays colonialiste qui se comporte en tuteur de ses ex colonies.

 Au plan économique, elle a imposé une monnaie qui n'est pas juridiquement reconnue sur le marché international et qui fait d'elle la seule interlocutrice avec l'extérieur pour les pays d'Afrique francophone.

 Au plan politique, c'est toujours la même France qui intervient au nom de ses ex colonies.  Exemple : « Macron  demande à au pays du G5 Sahel de venir s'expliquer publiquement et formellement s'ils ont besoin de la France et de la communauté internationale »

Lorsque le Président KADHAFI a essayé de faire de l’Union Africaine une puissance, la France a vite fait de l’assassiner. Aujourd'hui l'Union Africaine est effacée sur la scène politique, militaire et économique. Lorsqu’on parle de l'Afrique, on parle du Nigéria en tant que première puissance et de la France, la deuxième puissance qui représente l'Afrique Francophone.

Il faut noter que depuis la guerre du Biafra, la France a compris qu'elle ne pourra pas inclure le Nigeria dans son pré carré. Dès lors la France se positionne comme la deuxième puissance en Afrique en concurrence avec le Nigéria, la première puissance d'Afrique.

Norbert ZONGO écrivait déjà en 1996 que : « les pays dits francophones sont aujourd'hui encore sous dépendance française. Quand on en parle, certains y voient un anachronisme du discours, un goût prononcé de l'accusation, du report des rares et des problèmes sur autrui. Non! Il faut faire le constat et accepter les réalités: les pays francophones sont dépendants dans le sens premier du terme. Tout part de là (...). Pendant que l'idée de la CEDEAO germait, la Côte d'Ivoire de Houphouët Boigny et le Sénégal prirent le contre-pied au nom des intérêts français en précipitant la création de la CEAO qui regroupait essentiellement les francophones. Une vérité historique. Comprenons une seule chose: le pré carré français en Afrique de l'ouest a toujours eu des défenseurs : c'est l'ensemble des chefs d'État africains francophones. C'est à qui mieux mieux qu'ils s'acharnent à défendre la pérennité de cette zone française en Afrique. Aujourd'hui, l'UEMOA est créée pour succéder à la CEAO (...). Rattachée très solidement à la France par le lien de la monnaie (CFA et FF), l'Afrique francophone va être obligée tôt ou tard de se prendre en charge, d'apprendre à être indépendante en créant sa propre monnaie (...).  L'avenir appartient à ceux qui empruntent le dur chemin de la liberté, trébuchent, se relèvent pour confectionner avec intelligence et pragmatisme les solides piliers de la responsabilité. Aucun peuple dans l'histoire de l'humanité ne s'est développé sous la tutelle d'un autre peuple. Nous ne ferons pas l'exception. »Norbert Zongo in l'Indépendant N°129 du 23 janvier 1996.

Cette analyse du Journaliste Norbert ZONGO illustre bien que la France n'a pas changé. Ce qui vient de se passer avec la sortie du Président Alassane Dramane OUATTARA au côté du Président Macron confirme ce jeu double de la France dans sa politique de diviser pour mieux régner. 
Dans son allocution, que ce soit à Ouagadougou ou à  Abidjan, le Président Macron a toujours exprimé sa volonté de voir une union monétaire élargie au Ghana, à la Guinée, au Libéria, mais sans jamais citer le Nigeria qui représente 75% de l'économie de la CEDEAO.
S'il est vrai que l'annonce d'une absence de garantie de convertibilité du FCFA en attendant la mise en circulation de la monnaie eco peut provoquer un déséquilibre économique par la fuite des capitaux, tel qu’annoncé ADO et Macron, laisse pressentir l’esprit de sabotage de la monnaie du vrai eco en création dans l'espace CEDEAO dont le Nigeria en sera le Maître absolu.

Le Ghana doit ouvrir les yeux pour ne pas se précipiter dans un enclos bien biaisé dont le but est d'assurer à la France son hégémonie.  

La lutte doit s'intensifier pour faire comprendre une bonne fois pour toute que l'Afrique n'a pas besoin de Tuteur. C'est un devoir historique pour la jeunesse africaine de pousser le Nigéria à prendre toute la place qui lui revient dans cette monnaie eco. Car, l'histoire nous enseigne que la faiblesse de la France en Afrique c'est bien le Nigéria. 

Somme toute, la suppression des comptes d'opérations au trésor français et le retrait des représentants français dans toutes les instances décisionnelles dans la politique monétaire africaine, est une victoire. Le combat doit continuer dans un esprit de soutien et d'encouragement des Chefs d'État Africains qui se sont démarqués des éternels défenseurs de la monnaie française en Afrique. Il n'est donc pas question de perdre de vue les capacités de nuisance de la France. Comme le disait le Journaliste Feu Norbert ZONGO : « Les victoires d'hier et les succès d'aujourd'hui ne sont pas ceux de demain. Car s'ils témoignent le passé, ils ne garantissent point l'avenir. L'avenir est à conquérir sans cesse. »

Oeil D'Afrik 
Le Président 
Larba Israël LOMPO

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