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l'enchainement des talibés

Maltraitance des talibés à NDIAGNE : Portrait de Cheikhouna Gueye, maitre coranique

 

 

SERIGNE CHEIKHOUNA GUEYE, maitre coranique à NDIAGNE, envoyé en prison pour les délits de mise en danger de la vie d’autrui et mauvais traitements sur enfant de moins de 15ans est devenu célèbre. Son nom a fait le tour du monde. Voué aux échecs par les associations de défense des droits de l’enfant, qui crayonnent comme un « monstre » et soutenu par ses collègues maitres coraniques, qui continuent de vanter sa droiture et sa maitrise de Livre Saint, CHEIKHOUNA GUEYE fait pourtant l’unanimité au sein de sa propre famille. Ses proches jurent qu’il est incapable de faire du mal à une mouche. Ces derniers fondent leur conviction sur la trajectoire sans « tache » du jeune et « irréprochable » maitre coranique, membre de la famille maraboutique de NDIAGNE. Chez les DIANGNE l’apprentissage de Saint Coran est une obligation pour tout enfant âgés de 7ans. CHEIKHOUNA dit KHADIM, neveu de du Khalife de la cité religieuse, n’a pas dérogé à la règle. Il a quitté ces parents dès le bas âge. Il a été envoyé à Diourbel au Daara Serigne Mbaye Mbawor Cissé. Le jeune disciple qui n’avait pas seule activité que l’apprentissage du Saint Coran, a très vite gravis les échelons, et a été très béni par son maitre coranique. Lequel lui a conseillé de rentrer au bercail de NDIAGNE pour à son retour enseigner le Saint Coran. Alors âgés d’une vingtaine d’années, il a commencé cette nouvelle mission. Lors de son retour sur le sol natal, son oncle maternel qui avait commencé à prendre de l’âge ; lui confie son école coranique « daray kamil ». Au bout de quelques années il a décidé de voler de ces propres ailes, en mettant en place une école coranique au sein de sa maison. Les parents ont alors commencé à lui confier leurs enfants. Une forte affluence qui l’oblige à déménager sur un autre site, plus spacieux.

 

Enseignant Model

Nous sommes en 2012, KHADIM GUEYE décide d’implanter son daara à 500 mètres de NDIAGNE, sur la route de Keur Amadou Yalla. Il a opté pour le régime de l’internat et baptise son daara Mistahoul Mouna. « Tout est gratuit dans son internat. Les parents les intervenants ne payent rien. Il se bat comme un beau diable pour que les 200 prisonniers qui lui sont confiés ne manquent de rien » rapporte un de ces proches. Depuis la création de son internat, les talibés viennent de quatre coins du pays pour bénéficier de son enseignement. Le temple du savoir qui vient de souffler sa septième bougie, dispose d’électricité et d’eau courante. L’association pour les usagers du forage (ASUFOR) de la localité l’a réalisé pour donner un coup de pouce au maitre coranique qui fait fonctionner son internat, grâce aux dons de bonnes volontés et l’exploitation de la terre. Marié à trois épouses, Serigne Cheikhouna est décrit comme un enseignant model. « Il n’a jamais était formé sur la protection des droits de l’enfant ». Un maitre coranique qui a un internat de 200 pensionnaires, ne doit pas être laisser à lui-même. Il doit être former. Connaissant Khadim, s’il savait que le fait d’enchainer des enfants étaient un délit, il ne le ferait jamais. C’est un homme très juste. Ce n’est pas pour rien il dirige les prières à la grande mosquée pendant le ramadan. Il aime les enfants. Ce sont les parents eux même qui ont acheté les chaines. La justice doit être clémente à son égard », a déclaré un de ses cousins.

 

Avec L'obs

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