Cipriano Cassama

Le "président intérimaire" investi par le camp donné battu à la présidentielle en Guinée-Bissau, Cipriano Cassama, a renoncé dimanche 1er mars à la fonction de chef d'Etat à la suite de "menaces de mort", moins de 48 heures après sa désignation, dans une déclaration à la presse.

"Compte tenu des menaces de mort sur ma personne et mes gardes de corps, j'ai décidé de renoncer à la charge de président intérimaire pour laquelle j'ai été nommé, pour éviter un bain de sang en Guinée-Bissau", a déclaré dimanche Cipriano Cassama, un responsable du PAIGC, formation qui domine la vie politique de cette ancienne colonie portugaise depuis son indépendance en 1974.

"Je crains pour mon intégrité physique. Ma vie et celle de ma famille sont en danger", a-t-il ajouté, tout en affirmant conserver sa fonction de chef de l'Assemblée nationale.

La Guinée-Bissau avait depuis vendredi 28 février deux présidents rivaux, une situation née de la confrontation, toujours en cours, entre les deux candidats au second tour de la présidentielle du 29 décembre.

Le candidat du PAIGC, l'ex-Premier ministre Domingos Simoes Pereira, conteste toujours la victoire à la présidentielle attribuée par la Commission électorale à un autre ex-Premier ministre, l'opposant Umaro Sissoco Embalo.