CAMION

Une décision qui fâche les camionneurs qui convoient le sable destiné aux chantiers en construction dans la capitale
Soucieux de préserver l’état des routes contre l’usure provoquée par les camions en surcharge qui endommagent les infrastructures qu’il réalise, l’État du Sénégal a décidé d’installer un pont bascule au niveau de la carrière de Malika.

Une décision qui fâche les camionneurs qui convoient le sable destiné aux chantiers en construction dans la capitale.

Ces derniers ont voté l’arrêt des activités. Ils sont restés une dizaine de jours sans travailler, qui a pour résultat, une flambée des prix spectaculaires.

Depuis l’entrée en vigueur de cette mesure, les camions qui quittent la carrière de Malika sont pesés. Ceux qui dépassent le tonnage autorisé se voient imposer une taxe de 10.000 FCFA pour chaque tonne de sable en surplus. L’autre tracasserie est liée à la lenteur administrative.

En effet, les camionneurs sont obligés d’avancer à un rythme de caméléon à cause de la longue file indienne qui se forme dès que la carrière est ouverte.

En effet, accusent les camionneurs, depuis l’entrée en vigueur de cette mesure qui aurait été dictée aux autorités sénégalaises par l’Uemoa, il leur est impossible de faire plus de quatre allers retours. Par conséquent, ils ont décidé de faire payer la note aux sénégalais.

Les camions de sable qui sont remplis par la pelleteuse installée par les autorités ont une capacité qui varie entre 20 ; 16 et 8 mètres cubes. Aujourd’hui certains ont décidé de vendre le camion de 20 mètres cubes à 130.000 FCFA alors qu’ils l’échangeaient contre 100.000, le camion de 16 mètres cubes à 100.000 contre 70.000 auparavant et le camion de 8 mètres cubes à 50.000 alors qu’il suffisait d’avoir 35.000 pour avoir un chargement. D’autres proposent des prix moins onéreux. Néanmoins, ils confient qu’ils vont devoir patienter avant de savoir le prix exact qui sert plus leurs intérêts. Dans tous les cas, ils ont décidé de maintenir leur mot d’ordre de grève.

AvecNhnews