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"Il avait promis de baisser la facture de l’électricité et même d’exporter de l’électricité dans la sous-région. Au finish c’est la hausse de la facture des goorgoorlu. Pour ma part, j’avais alerté depuis. En effet, j’ai demandé à l’actuel ministre en charge du pétrole, à l’époque patron de la Senelec et grand communicateur sur ses résultats exceptionnels de meilleur manager du Sénégal de tous les temps, de me prouver qu’il a obtenu des gains de productivité. Mon point de vue est qu’il avait bénéficié de la baisse des prix des produits pétroliers. Les faits m’ont donné raison.

Je défends depuis des dizaines d’années que l’émergence, c’est des institutions légitimes et l’électricité. Elle consiste à mettre un Etat sur une trajectoire d’industrialisation. C’est pourquoi quand Moustapha Diop, le ministre collaborateur de Macky Sall, nous promet l’industrialisation en deux ans, on rit pour ne pas pleurer. Il a l’excuse de ne pas savoir ce dont il parle.

A vrai dire, le Sénégal, plus que jamais, a besoin de la gouvernance démocratique du gaz naturel pour d’une part, produire de l’électricité à prix compétitif et engager l’industrialisation et d’autre part, maximiser ses ressources en devises et soutenir une politique monétaire crédible. La monnaie est une institution critique des Etats. Les réformes monétaires engagées par les autorités de l’UEMOA mettent Macky Sall devant ses responsabilités : le gaz naturel doit être arraché des griffes de Franck Timis pour aider la jeunesse sénégalaise qui a besoin d’emplois utiles par l’industrialisation."

Mamadou Lamine Diallo

Président du mouvement Tekki
Sénégal