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"Dans un processus participatif avec l'ensemble des acteurs, il est nécessaire de faire une évaluation des programmes de gratuité de la CMU pour une meilleure maitrise de la dette cumulée auprès des structures de santé et mutuelles"

Le ministre du Développement communautaire, de l'Equité sociale et territoriale, Mansour Faye, appelle les acteurs locaux à "une évaluation participative" des programmes de gratuité initiés par l'Etat dans le cadre de la Couverture maladie universelle (CMU), en vue de maîtriser la hausse continue de la dette que cette initiative reste devoir aux structures sanitaires.

"Dans un processus participatif avec l'ensemble des acteurs, il est nécessaire de faire une évaluation des programmes de gratuité de la CMU pour une meilleure maitrise de la dette cumulée auprès des structures de santé et mutuelles", a-t-il déclaré.

Mansour Faye intervenait lundi au cours d'un comité régional de développement (CRD) qui se tenait à Fatick sur certains programmes phares du ministère du Développement communautaire en cours ou en perspective dans la région.

Il signale que l'Agence de la Couverture maladie universelle (ACMU), dans la mise en œuvre de la "politique d'équité sociale au plan sanitaire, en est à une dette cumulée autour de 19 milliards de francs CFA".

"C'est pourquoi, a-t-il souligné, dans le cadre de cette évaluation participative, nous devons voir les axes sur lesquels on peut agir et apporter des correctifs nécessaires pour rendre le système viable parce qu'avec une dette qu'on ne maîtrise pas, cela pose problème et à la longue, l'Etat ne pourra plus supporter cette dette".

S'exprimant en présence d'une forte délégation de coordonnateurs de programmes rattachés au département du Développement communautaire et en présence des autorités administratives et locales de la région, le ministre note que la hausse de la dette que la CMU doit aux structures sanitaires "est causée par plusieurs facteurs".

Selon lui, elle s'explique "surtout par la surfacturation dans les hôpitaux, l'insuffisance du contrôle dans les officines de santé mais aussi auprès des 676 mutuelles de santé existant sur toute l'étendue du territoire national."