Colonel Ismaila Wagué

Au Mali, le Colonel Major Ismaël Wagué a fait le point du mini-sommet d'Accra du 15 septembre avec les chefs d'état de la CEDEAO. Il soutient que la junte est prête à faire des compromis pour l'intérêt du Mali. Ainsi, la junte annonce avoir procédé à la mise en place d’un collège qui décidera à la désignation du président de la transition et futur premier ministre.

« La CEDEAO exige que le Président et le Premier Ministre de la transition soient des civils et cela est non négociable. Et ils nous ont demandé de donner notre accord sur ce principe afin qu’ils fassent un communiqué sur le champ », avance le Colonel Wagué.

Mais, il poursuit en soutenant que "Nous avons dit clairement à la CEDEAO que nous sommes au service du peuple. Dans la charte de la transition on parle de 18 mois. La majorité a parlé d'une transition militaire même si dans les faits la charte parle d'une transition militaro-civile. Nous avons suggéré qu'on puisse être sur la même longueur d'onde que la majorité de la population en assumant la transition. Ils ont donné une fin de non-recevoir à cette requête ».

Au terme de ce point de presse le Colonel a fait savoir aussi ses craintes par rapport aux sanctions de la Cedeao envers le Mali. "La CEDEOA déclare que si nous ne répondons pas rapidement à sa requête, elle est capable de décréter un embargo total au risque d’asphyxier le Mali. Si nous mettons en place une transition militaire et qu'après analyse nous nous rendons compte que nous ne pouvons pas prendre en compte les effets secondaires de l'embargo, nous allons créer des problèmes ”, explique-t-il.

ADJIA FATOU LO