LGS

Le directeur général de l'office national de l'assainissement ONAS, Lassana Gany Sakho a fait le bilan de la politique d'assainissement du Sénégal. C'était ce vendredi devant les membres de "L'école du parti APR". Il était invité par ses pairs pour animer une conférence autour du thème : ASSAINISSEMENT ET RÉSILIENCE DES INONDATIONS.

Dès l'entame de son exposé, il a tenu à diviser la politique de l'assainissement en deux parties: EAUX USÉES et EAUX PLUVIALES.

En terme de traitement des eaux usées, il indique que « 67,2% de la population sénégalaise bénéficie d'un assainissement. Ce résultat classe le pays en première position en Afrique de l'Ouest, où le taux est de 47,2% ».

Il poursuit en expliquant que « sur ce domaine, le Sénégal est la référence avec l'Ouganda, le Nigeria et l'Afrique du Sud. Voilà pourquoi il a été choisi parmi les pays leader, par la fondation "Bill et Melinda Gates" pour mettre en place un programme de structuration du marché des eaux de vidange ».

Concernant la polémique sur le programme décennal de lutte contre les inondations, Lassana gagny Sakho a affirmé que « seul le Sénégal a un tel plan en Afrique de l'Ouest ». Toutefois, il précise que « les 676 milliards dont on parle n'est qu'une intention d'investissement. Mais ce n'est pas qu'on a décaissé les 676 milliards et le mettre sur la table pour la gestion des inondations ».

Ainsi, il détaille les investissements comme suit:

-5,5 milliards pour les études géologiques
-483 milliards pour la requalification de certains quartiers
-276 milliards pour le drainage des eaux pluviales.

La gestion de ses investissements est assuré par quatre structures (ONAS-AGEROUTE-ADM-APIX), pour sa part, sa structure l'ONAS n'a géré que 80 milliards. Une révélation assez surprenante, au vu de tout le débat autour de ce plan.

Moustapha NDIAYE