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Les « Modou-Modou » entrés illégalement en Europe ont du souci à se faire. L’Union européenne a annoncé une vaste opération d’expulsion de migrants sans-papiers. Pour ce faire, l’Europe va mettre à contribution les données privées au Sénégal.

Ainsi, les noms, dates de naissance et autres informations personnelles à des caractéristiques physiques comme les empreintes digitales, les scanners du visage ou de l’iris, seront indispensables à l’Union européenne pour expulser les sans-papiers, révèle Rewmi quotidien.

Mais cette stratégie est sujette à polémiques. Dans une lettre adressée à plusieurs commissaires européens, Privacy International, qui milite pour la défense des droits de l’homme, en particulier contre la violation de la vie privée, avertit que les systèmes d’identité biométriques peuvent faciliter la discrimination ou parfois ne fonctionnent pas, ce qui peut conduire à des décisions potentiellement préjudiciables.

Le Fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique a alloué environ 60 millions d’euros (70,1 millions de dollars) soit plus de 39 milliards Fcfa pour développer des systèmes au Sénégal et en Côte d’Ivoire, selon les documents publiés par Privacy International basée au Royaume-Uni.