Aly Ngouille Ndiaye

La situation des inondations à Keur Massar fait état de 58 quartiers gravement impactés. 2.985 ménages sont en situation de sinistre et 29 familles sont obligées d’abandonner leurs foyers, pour être recasées dans des zones insalubres, dans des conditions déplorables. Au moins 271 personnes dont 179 enfants se retrouvent dans une situation délicate.

Même les structures de santé, indispensables pour la survie de la population, n’ont pas été épargnées. 3 postes de Santé ont été envahis par les eaux pluviales.

Malgré un bilan macabre, les populations impactées n’ont pas pu voir leur président venir partager avec eux leurs souffrances et inquiétudes. Même, après avoir utilisé des centaines de milliards de leurs francs, dans un programme aussi nébuleux, qu’inefficace, pour soi-disant régler ces inondations qui ont submergé la capitale.

Le président de la république Macky Sall avait annoncé une visite dans les zones inondées de Keur Massar. Mais ce qu’on a constaté ce matin, c’est un passage juste pour sauver les apparences.

Le président n’a pas duré une heure (1h) dans les lieux. Pire, il n’a visité aucune zone, n’a rencontré aucun sinistré. Il était venu écouter ses représentants, tenir des promesses encore une fois, et repartir. Même s’il a été informé que des sinistrés sont encore dans les eaux, il n’a même pas jugé essentiel d’utiliser les zodiaques, misent à sa disposition pour ne serait-ce, faire un tour. Il est reparti, à peine, une dizaine de minute après son arrivée, juste après son discours.

Peut-être, comme il l’a déclaré : « je ne peux pas arrêter le ciel», des propos certes vrais, mais impertinents et inappropriés dans cette situation, le président pense en suite logique que ce n’est pas sa faute.

La posture adoptée par Macky Sall risque de faire du bruit dans la mesure où certains la perçoivent comme une manque de ''considération'' vis-à-vis des sinistrés qui sont déboussolés. En effet, hormis ses responsabilités gouvernementales, le chef de l'Etat devrait au moins visiter les lieux, rencontrer les impactés, ne serait-ce que par humanité, courtoisie...

Moustapha Ndiaye