Trump et Macron

L'ancien conseiller de Donald Trump n'y est pas allé de main morte. Dans son livre intitulé : La pièce où c'est arrivé : mémoires de la Maison-Blanche, John Bolton est revenu sur un épisode datant de l'été 2019 où les relations diplomatiques entre la France et les Etats-Unis étaient particulièrement tendues. La première puissance mondiale avait alors décidé de «renforcer ses sanctions» après «la destruction d'un drone américain par l'Iran», rapporte l'Express.

A la suite de cet «accident» selon les autorités iraniennes, la communauté internationale avait bondi, de peur d'une catastrophe. Le président français Emmanuel Macron avait alors tenté de se placer en tant que médiateur entre les deux puissances en conflit et essayer de sauver ce qui restait de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien dont les Etats-Unis s'étaient déjà retirés le 8 mai 2018 en affirmant que l'Iran n'avait jamais respecté ses engagements.

En réaction à la proposition du président français, Donald Trump se serait alors confié à John Bolton, déclarant que «Macron n'avait rien de nouveau à offrir», avant d'ajouter : «Tout ce qu'il touche devient de la merde.»

Toujours d'après l'Express, Donald Trump avait ce même jour publié deux tweets visant Emmanuel Macron. «L'Iran connaît de graves difficultés financières. Ils veulent désespérément parler aux États-Unis, mais ils reçoivent des signaux mitigés de tous ceux qui prétendent nous représenter, y compris du président français Macron ...»

Donald Trump avait ensuite ajouté : «Je sais qu'Emmanuel pense bien faire, comme tous les autres, mais personne ne parle au nom des États-Unis, à part les États-Unis eux-mêmes. Personne n'est autorisé de quelque manière que ce soit, sous quelque forme que ce soit, à nous représenter !»

Selon l'AFP, le livre de John Bolton dresse un portrait très peu flatteur de Donald Trump, présenté comme mal avisé, «incompétent» et obnubilé par sa seule réélection quitte à mettre en danger la sécurité nationale. Un homme «inapte» à présider la première puissance mondiale, selon l'ex-conseiller.

L’Express