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Les travailleurs de l’Onas demandent une revalorisation de la redevance

Les travailleurs de l’Onas demandent une revalorisation de la redevance

Et la principale source par laquelle l’Onas devait se donner les moyens de gérer les eaux usées de l’époque était «axés simplement sur la redevance qui devait lui être versée par l’exploitant de l’eau potable au Sénégal, en l’occurrence la Sde.

Le cadre unitaire des syndicats de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) ne veut plus négocier. Désormais, il compte passer à l’acte pour obtenir gain de cause à leur plateforme revendicative. Laquelle tourne autour de deux points essentiels, à savoir : la revalorisation de la redevance de l’assainissement afin de «pouvoir supporter les charges de la boite» et la situation du lotissement du terrain de l’ancien site de la station d’épuration de la Patte-d’oie attribué à la coopérative d’habitats des agents de l’Onas.

Face à la presse, ce mardi 9 juillet 2019, à la salle de conférence de la Direction générale de l’office, pour partager leurs préoccupations de l’heure, Ousmane Diop, Secrétaire général dudit cadre, et Cie, ont soutenu que l’Onas est confronté aujourd’hui à d’«énormes difficultés pour bien mener sa mission parce que les ouvrages d’assainissement s’accroissent chaque année alors que les moyens de gestion, d’entretien et de suivi ne suivent pas pour leur pérennisation».

Selon Mamadou Binté Diallo, délégué syndical chargé de la communication du cadre unitaire, l’heure est «grave» à l’Onas. Et cette situation est due à un «mal condescendant» qui date de la première réforme du secteur de l’hydraulique urbain de 1996. Laquelle a permis la mise en place de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (Onas), la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) et la Sénégalaise des eaux (Sde).

Et la principale source par laquelle l’Onas devait se donner les moyens de gérer les eaux usées de l’époque était «axés simplement sur la redevance qui devait lui être versée par l’exploitant de l’eau potable au Sénégal, en l’occurrence la Sde. Cette redevance qui est de 11%, n’a jamais connu de hausse depuis cette date.

Elle doit être relevée sur le chiffre d’affaires ou les bénéfices réalisés par la Sde dans l’exploitation de l’eau potable. Mamadou Binté Diallo signale que de 1996 à nos jours, les ouvrages d’assainissement du pays ont triplé voire quadruplé. Et les moyens conséquents n’ont pas suivi jusqu’ici. En plus des eaux usées, l’Etat a également transféré à l’Onas la gestion des eaux pluviales.

Ce qui fait que l’office se «retrouve aujourd’hui dans un déficit récurrent qui tend même à devenir structurel». Soucieux de leurs intérêts matériels et moraux ainsi que de l’outil de travail, les travailleurs de l’Onas alertent et interpellent les autorités étatiques à «apporter des corrections sur la redevance» avant la mise en place de la deuxième réforme du sous-secteur de l’hydraulique urbain, l’installation de Suez notamment. Pour lui, «il y a eu des impairs» dans cette première réforme.

A l’instar des autres secteurs tels que les télécommunications, et autres, Mamadou Binté Diallo et Cie demandent la création d’une autorité de régulation ou d’un corps de contrôle du sous-secteur de l’hydraulique urbain. Parce que, disent-ils, «l’Onas n’a aucun corps de contrôle» sur l’exploitant d’eau potable au Sénégal qui est censé lui donner les moyens de par la redevance. A défaut d’un corps de contrôle, ils exigent l’obtention de parts dans le capital social de la société exploitante.

«Plus de 11 milliards de redevance due à l’Onas» Ousmane Diop, délégué du personnel, abondant dans le même sens que son collègue, a noté que la Sde ne donne pas la totalité des redevances qu’elle doit à l’Onas. Une situation qui, selon lui, «ne peut pas se justifier car il n’y a pas de corps de contrôle».

Pour lui, la Sones, qui «doit contrôler pour le compte de l’Onas, n’a pas le temps de le faire». A l’en croire, la Sde doit une dette de 11 milliards 128 millions de francs Cfa à l’Onas en guise de redevance. C’est dans une lettre adressée à un cabinet que la Sde a mentionné cette somme. Face à cette situation, les travailleurs demandent à la société de payer cette dette avant la fin de son contrat prévu au 31 décembre prochain.

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